Lundi 28 mai 2012
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C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai pris connaissance de votre courrier et de votre
questionnaire.
J’y réponds bien volontiers car mon engagement avec mes camarades communistes d’Antibes a
toujours été total contre le fonctionnement de la plus ancienne usine d’incinération de France.
Conseillère municipale d’Antibes, avec mes collègues Gérard Piel et Denis La Spesa, nous avons
été de toutes les luttes avec les habitants de votre quartier. Conseillère communautaire de la CASA, seule élue d’opposition sur 62 conseillers communautaires, je me suis opposée à la
privatisation que représente la DSP(Délégation de Service Public)
J’ai aussi porté d’autres solutions par exemple l’usine VALCO qui a ouvert il y a quelques mois
au Broc, ville dont le maire et mon camarade Emile Tornatore. Cette usine traite les déchets de soixante-dix communes et elle a permis la création de cinquante emplois.
Voici les réponses à vos questions :
1°) Oui à cette interdiction sans oublier d’interdire aussi le brûlage des boues de stations
d’épuration qui est de nouveau à l’ordre du jour.
2°) Oui car avec un véritable tri sélectif la production des mâchefers sera réduite. Les restes
seront traités en déchets ultimes.
3°) Oui tout à fait d’accord à condition que les citoyens soient associés à toutes les étapes
de contrôle et de l’évaluation.
4°) Oui, la construction d’incinérateur ne doit plus exister. Dans un premier temps le
moratoire me semble le bon moyen pour que l’application des nouvelles normes soit réellement effective.
5°) Oui, mais là aussi il faut associer les citoyens. Ils doivent pouvoir investir les
organismes tel l’institut de veille sanitaire. Ils doivent aussi pouvoir recevoir des formations afin qu’ils puissent être des acteurs de la surveillance.
6°) Oui, ce registre serait d’une grande utilité s’il était opérationnel aux
Semboules.
7°) Cela va aussi dans le bon sens.
8°) Oui, mais pourquoi pas proposer une consultation populaire par voie
référendaire ?
9°) Oui y compris en réservant à des concepts de consigne et de récupération par les commerces,
avec une organisation de désemballage sur place dans les grandes surfaces.
10°) Cet amendement aurait d’autant plus d’intérêt dans les Alpes-Maritimes, depuis des
décennies le pouvoir local (Conseil général, grandes villes) a accumulé un retard important dans ce domaine. Il suffit de constater les absences de schéma de traitement et le développement du
tout incinérateur.
11°) Non, nous pensons que la mise en place de véritables moyens de traitement et de
valorisation des déchets évitera cette mesure difficilement réalisable.
12°) Le Front de gauche préconise un grand service public de l’environnement qui serait
décentralisé au niveau des régions.
Nous sommes totalement opposés aux DSP et à la privatisation de ce secteur d’activités. Petit
rappel, la majorité qui gère la CASA en charge de l’incinérateur est composée de l’UMP, PS et d’EE-LV !